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Jour 1 :

Je commence par un lavage. J’accroche mon linge encore mouillé sur mon lit, et je souhaite que par un miracle, ça soit sec avant mon départ le lendemain. Le détergent que j’utilise est entièrement étiqueté en russe, donc si ce n’était du parfum accablant, j’aurais très bien pu versé une pochette de sel dans la laveuse (les surprises font partie des joies du voyage!). Je me décide de passer ma première journée à explorer le légendaire métro de Moscou, d’une part, car j’adore le transport en commun, de l’autre, car c’est une activité qui ne me permet aucune interaction avec des gens (revoilà ma timidité). Armé d’une carte avec les 12 plus belles stations selon plusieurs sites internet, j’ai passé plusieurs heures à visiter le souterrain moscovite. Facilement les plus belles stations que j’ai visitées à vie, ce sont de véritables musées. Malheureusement, je n’ai aucune photo, car je voulais maintenir mon identité de touriste secrète.

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Ma carte du métro de Moscou après avoir visité ses 12 plus belles stations (encerclées) selon l’internet, source infaillible.

 

En après-midi, j’ai visité un parc de sculptures soviétiques sous une pluie fine. Selon moi, ces sculptures sont particulièrement efficaces quand la météo est misérable et quand pour ton lunch tu n’as que des galettes avec du lait condensé d’une machine distributrice. Je pense que j’ai quand même vécu une expérience soviétique assez authentique!

Après le jardin de sculptures, j’ai “follow the Moskva down to Gorky Park“, comme dans le classique Winds of Change des Scorpions, en me chantonnant cet énorme succès des années 80. Véritablement un de mes moments préférés à Moscou.

En revenant à l’auberge, je me suis retrouvé dans une chapelle orthodoxe incrustée de joyaux lors d’une messe où j’ai passé un moment à admirer le chant du prêtre. Après quelques sandwichs vite faits dans la cuisine de l’auberge, je suis parti à la recherche d’un dictionnaire de voyage russe pour mon voyage en train. À ma grande surprise, je n’ai rien trouvé anglais-russe, mais j’en ai trouvé un français-russe qui était probablement à meilleur marché de toute façon (yey).

De retour à l’auberge, mon linge était encore humide et une dame (je devine) sexagénaire s’était installée dans un lit au fond dans la chambre. Je ne comprends pas trop cette auberge, mais je soupçonne que les loyers en ville sont trop dispendieux, donc les gens sont forcés à partager des logements (ou des chambres d’auberge) s’ils veulent vivre et travailler au centre-ville (ce qui permet aussi d’éviter le trafic cauchemardesque de Moscou).

Jour 2 :

 

À ma grande surprise, mon linge était sec à mon réveil. Après avoir rangé mes choses et fait mon sac, je suis parti à la découverte de la Place Rouge. Il faisait encore froid avec de la bruine, mais j’ai aimé ça. Dans ma tête, il fait toujours misérable à Moscou, une impression qui s’aligne parfaitement avec tout les films de James Bond qui avaient formé mes préjugés sur cette ville. J’ai visité la Cathédrale St. Basile, le mausolée de Lénine, puis le Kremlin sous ce ciel gris. Ensuite, j’ai visité un centre d’achat de haut de gamme à deux pas du bastion du communiste où j’ai « emprunté » le WiFi de chez Hermes. Moscou est une ville de contrastes.

Pour ma dernière soirée à Moscou, je m’étais dit que j’allais faire comme un grand et aller manger dans un restaurant qui avait de l’allure. J’ai trouvé un restaurant serbe ayant de bonnes recommandations et je me suis mis à sa recherche. Soit j’ai mal noté l’adresse soit il est déplacé, mais après 40 minutes, je me suis retrouvé devant un stationnement sans restaurant dans les alentours avec un estomac grondant. J’avais de nouveau très faim et je perdais patience. Je me suis dit qu’au moins j’avais essayé, puis j’ai trouvé un supermarché où j’ai acheté n’importe quoi pour combler mon appétit. J’en ai aussi profité pour acheter des provisions pour le train (fruits, pains, noix, viandes sèches, etc.).

De retour à l’auberge avec quelques heures avant le départ du transsibérien, j’ai eu ma première conversation avec un Russe. Avec l’aide de Google Translate, on a échangé quelques mots, mais rien trop compliqué. Peu importe, il m’a offert de sa nourriture, et moi de la mienne, et on a partagé un repas.

C’était maintenant le moment si attendu! J’ai pris mon sac à dos et mes sacs de nourriture, et j’ai replongé dans le souterrain de Moscou une dernière fois. Une fois à la gare, c’est l’excitation. Les gens se disent bonjour, on se présente, et l’on essayait de deviner ce qui nous attendait. Un peu avant minuit, le train se met finalement en mouvement. Je partage ma cabine avec une mère et ses deux fils de la Finlande. En se préparant pour notre première nuit, les gens du wagon se présentent l’un l’autre dans le corridor et le train roule lentement vers Pékin. Encore excité, je me couche sur mon banc/lit (raisonnablement à mon aise) et je m’endors au doux bercement du train.

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