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Ma dernière pleine journée en train. Même à y penser trois mois plus tard, je me sens un peu triste. Quel beau voyage!

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Ma cabine. Mon lit était en bas à gauche.

Je me réveille avant 7 h avec le train garé à Oulan Bator pour dire au revoir à mes amis et me trouver un déjeuner. Avec les deux autres Canadiens, on explore la gare à la recherche de nourriture. J’échange un peu de roubles (argent russe) pour des tugriks mongoliens. Je me fais surement avoir par le taux de change, mais je suis fatigué, le train pars sous peu, et tout le monde dans la gare nous regarde. De retour au confort du train, je déjeune avec Tatiana, une dame russe à qui je n’avais jamais parlé, mais qui a un sourire chaleureux, et son nouveau cochambreur mongolien.

Je prépare ma dernière pomme lentement, profitant de chaque mouvement. J’aime mon petit rituel.

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Paysage désertique de la Monglie

L’odeur du charbon de la bouilloire remplit le wagon. J’apprécie cette odeur chaque fois que j’entre dans le train. En étant conscient des détails du train, je ressens une petite tension dans mon ventre quant à mon départ inévitable, et maintenant concevable, dans 24h.

On s’arrête à Sain Shanda, une ville perdue de 29 000 habitants. Sous un soleil écrasant, j’achète une peinture d’un artiste sur le quai pour 5 500 tugriks. J’avais peur de ne pas avoir assez d’argent pour acheter de son art. Je n’aurais jamais rêvé acheter quelque chose d’aussi beau pour 3.25 $ (CAD). Ce sont des moments comme ça qu’on se souvient de notre place privilégiée dans ce monde.

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Souvenir de Monglie

Je passe mon après-midi à parler en français avec deux Chinois qui reviennent d’un séjour d’étude en France. L’un d’eux a pris le train à partir de Toulouse! Une sensation étrange s’empare de moi. Soudainement, la camaraderie des 4 derniers jours me semble lointaine. Peut-être, c’est d’avoir parlé français. Peut-être, c’est que les passagers qui m’étaient proche ne sont plus sur le train. Peut-être, c’est le nouveau paysage désertique de la Mongolie. Ou peut-être, je commence à accepter le passage inévitable du temps, ma place dans le moment présent, et que j’ai profité pleinement de ces moments.

Le rythme hypnotique du train continu.

Je me traite avec un repas dans le nouveau wagon restaurant chinois. Un bon poisson avec riz à 14 $ US. En attendant mon repas, un gros Mongol saoul me raconte plein d’histoires. Si seulement j’avais pu le comprendre!

En revenant à ma cabine, le désert remplit nos cabines de poussière. Les rayons du soleil couchant créent des rayons de lumière dans le couloir. Je prends un moment pour admirer le spectacle. Ce sont ces moments, aussi éphémères qu’un rayon de soleil couchant, qui font ce voyage si inoubliable.

En soirée, on termine notre croisement de la Mongolie et l’on entre en Chine. Puisque la Chine utilise une jauge de rail différente qu’en Russie et en Mongolie, ils doivent remplacer les roues du train. Nous pouvons soit sortir du train ou rester dans nos wagons et témoigner de ce processus unique. Je reste dans le train, pas question de manquer ce spectacle! Le train entre dans une usine gigantesque, où les wagons sont séparés. Puis, sans un bruit, nos wagons sont soulevés par des ascenseurs hydrauliques, mais les roues restent sur les rails. J’observe ce spectacle avec le plus jeune de mes cochambreurs. Rapidement, les roues sont remplacées par les nouvelles roues chinoises. Puis, on doit reconnecter les wagons. La locomotive recule et enclenche les wagons, un à un. La pleine force de la locomotive et des wagons carambole notre wagon! Après 5 jours de relaxation, cette percussion annonce la fin du voyage. BAM! Bienvenue en Chine!

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Changement des roues.

C’est ma dernière nuit dans le train. Je suis prêt. Je l’accepte. Je m’endors tellement content d’avoir fait ce voyage, et d’avoir eu la chance de l’avoir partagé avec ces gens.

Je me réveille seul dans la chambre, inquiète d’avoir manqué le seul déjeuner gratuit du voyage. C’est mon premier matin précipité depuis le départ. Le monde au ralenti du train cesse d’exister. La réalité du monde extérieur s’installe le plus que le train s’infiltre dans Pékin.

Terminus.

On prend nos choses et l’on se souhaite bon voyage. Sous la pluie, petit à petit on se perd de vue dans la masse humaine inimaginable de la gare Centrale pékinoise. Le voyage est terminé.

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Pékin – Oulan Bator – Moscou

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Les rayons de Soleil venant de ma cochambreuse qui a dégagé le rideau de la fenêtre me réveillent. J’ai mal dormi et je suis un peu marabout, mais je m’en remets rapidement, car après trois jours de paysage relativement familier, on entre finalement dans des terrains inconnus. Première étape, le lac Baïkal, plus grande réserve d’eau douce sur Terre, qu’on longe pour la majorité du matin. Puis, tout d’un coup, le paysage nous offre un deuxième spectacle. Les monts Saïans, ces massifs encore enneigés partagés avec la Mongolie, se révèlent! À gauche, le lac Baïkal, à droite, les monts Saïans. Quel spectacle! Avec les fenêtres ouvertes, on essaie de profiter de ce paysage, et de l’air frais du lac et des montages, en allant d’un bord du train à l’autre. Le paysage est ponctué par des maisons délabrées et des usines abandonnées. La Russie nous rappelle constamment de son passé soviétique.

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Un nouveau couple s’est infiltré parmi nos rangs durant la nuit. Leur présence me rend presque mal à l’aise. On dirait des étrangers venu interrompre notre petit monde idylle. La présence d’un monde extérieur commence de plus en plus à se faire sentir. Une tristesse s’empare de mes pensés. Aujourd’hui est la dernière journée du voyage en train pour mes amis le couple suédois. Avant de trop me perdre dans ma tristesse, je me recentre et me concentre sur le fait d’avoir eu la chance à partager ces moments avec eux.

On arrive à Ulan Ude, notre dernière ville russe avant la Mongolie. On nous donne 30 minutes pour trouver des provisions. Le prochain arrêt sera à la frontière russo-mongolienne où nous n’aurons plus accès au wagon restaurant (notre chère Irena nous quitte), ni à des vendeurs sur le quai. Nous essayons de trouver de la nourriture, mais on se sent très mal à l’aise de quitter le train de vue trop longtemps. Comme un enfant de sa mère, notre cordon ombilical est aussi long que notre capacité de voir le train. Ça fait étrange de pouvoir exister si loin de notre petit monde.

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Trop loin du train pour notre comfort.

L’entrée en Mongolie me stresse. Depuis mon aventure en Angleterre, je suis paranoïaque quand ça vient aux visas de voyage. Avant mon départ, j’ai vérifié puis revérifié que je n’avais pas besoin de visa pour entrer en Mongolie. À quelques heures de la frontière, je commence à me douter. J’ai fait un recensement des autres et je me rends compte qu’à part des deux autres Canadiens, tous mes compagnons de voyage ont un visa mongolien. Je ressens mon estomac crisper et je me croise les doigts. Quand on reçoit le formulaire d’immigration mongolien, il y a une case pour le numéro de visa que je laisse vide. Mon anxiété est maintenant dans la stratosphère. C’est intéressant de noter que ce moment d’anxiété est mon premier gros stress depuis le départ du train, il y a presque une semaine.

Une fois à la frontière russe, on se fait contrôler plusieurs fois. On blague pour passer le temps entre les visites des douaniers. Il y a une tension décontractée. On se visite entre cabines. On attend quelque chose, mais on ne sait pas quoi. Tout se passe bien et le train roule vers la frontière mongolienne.

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Flânage aux douanes.

Pour faire passer le temps (et pour calmer mes nerfs) à la frontière mongolienne, on joue un jeu de cartes et on boit. En fin de compte, tout était correct. Les Canadiens n’ont pas besoin de visa pour entrer en Mongolie. Je le savais, j’étais bien préparé. Mais je me disais qu’on ne sait jamais. Les choses peuvent changer. Cependant, tout ne s’était pas si bien passé pour deux nouvelles passagères Hongkongaises. Lors de leur contrôle douanier, on leur a demandé un pot-de-vin de 10 euros! Je ne l’aurais jamais cru si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux! Ils n’ont pas eu à payer, grâce à l’intervention de deux grands hommes blancs (un peu saoul) qui demeureront anonymes afin de ne pas vanter cet acte de bravoure (d’être venu piquer leur nez dans quelque chose qui ne les mêlait pas).

Après cette aventure, on est finalement en Mongolie! Le voyage est presque terminé. Pour ceux qui débarquent à Ulan Bator (capitale mongole), l’aventure en train se termine demain matin. Il est tard, on est fatigué, mais personne ne veut se dire au revoir.

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Après 48 heures en train, la notion d’un monde extérieur m’échappe complètement.

L’arrêt du train me réveille. Presque automatiquement, je mets une chemise et je sors dehors prendre de l’air. À ma grande surprise, il fait noir et je suis seul sur le quai avec un des Chinois qui s’occupe de notre wagon qui fume une cigarette et flâne sur son téléphone. Désorienté, je regarde l’horloge du quai pour comprendre qu’il n’est que minuit (heure de Moscou). Je souhaite bonne nuit au Chinois qui profite encore de sa cigarette et je m’endors comme le train quitte Mariinsk.

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Comme ceci, sauf dans le noir.

Mon second réveil se passe mieux. Je partage mon déjeuner avec le Britannique de la cabine adjacente, qui l’a pour lui tout seul (le chanceux). On remarque que la nature commence à changer. Les villages aussi. On voit maintenant plusieurs maisons avec des toits métalliques argentés dotés de petits jardins. Curieusement, on ne voit jamais de gens. Ils travaillent tous? Où?

Je retourne à ma cabine et un de mes cochambreurs me fait remarquer que la salle de bain est en piètre état. Il a raison. Après 3 jours, les planchers sont sales et il y a des cheveux partout. Ça ne me préoccupe pas trop. Je me dis qu’elle sera surement nettoyée sous peu de toute façon. Ça pourrait être pire.

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La salle de bain quand elle est propre.

Plus tard, en regardant hors de la fenêtre, je remarque deux travailleurs. Je les salue. Un me retourne mon salut. L’autre me donne le doigt. Ça doit surement vouloir dire la même chose ici. Bienvenu en Russie.

Au couché du soleil, la troisième journée de mon voyage de six jours est presque terminée. Avec ce constat, je commence à penser que je vais bientôt devoir dire au revoir à mes compagnons de voyage. Ça fait étrange. Sur le train, puisque le temps n’a pas la même importance que dans le monde extérieur, c’est facile à imaginer qu’on puisse y échapper. Le voyage à moitié fait, je me rends compte de mon erreur.

Je profite de notre temps ensemble en allant souper dans la voiture restaurant avec le couple finnois. Ils se commandent une grosse assiette de poulet qu’ils n’ont pas pu terminer. Pour moi, un bon bol de bortsch qui a pris environ 3 heures à préparer puisque la pauvre Irenia n’arrivait pas à faire bouillir de l’eau due au mouvement du train.

La nuit était calme avec un quart de lune orange à l’horizon. On commence à penser à croiser la frontière russo-mongolienne. La responsabilité d’avoir quelque chose à faire nous stresse, même si ce n’est que montrer nos passeports aux douaniers. Après tout, ça fait 3 jours qu’on ne fait que se faire bercer par le train et se perdre dans les paysages. Avant de m’endormir, je rêvasse à la vie qui m’attend après ce voyage et je repense à un passage d’un livre (L’enfant perdu) que je viens de terminer:

Ne commettez jamais mon erreur. N’acceptez pas un travail s’il ne vous plaît pas, même lorsque vous pensez qu’il est provisoire, qu’il n’est juste “pour un mois ou deux”. Je suis tombé dans un piège dont je ne peux, jusqu’à présent, me dégager.

Je ne sais pas ce qui m’attend lorsque ce train m’amènera à ma destination, mais je me sens capable (et responsable) de dessiner mon avenir.

 

 

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Un autre 2 000 km.

Je me réveille un peu avant notre arrivée à Ishim, une petite ville à 80 km au nord du Kazakhstan. Je prends le temps de me laver et me changer avant notre arrêt de 12 minutes. Je profite pleinement de mon rituel matinal : serrer mes draps et transformer mon lit en banc pour la journée. Cet arrêt, comme les 4 ou 5 qu’on croise quotidiennement pouvant varier de 10 à 30 minutes, nous permet de profiter de monde à l’extérieur du train. Sur les quais, on peut se procurer des essentiels tels de la soupe, des fruits, de l’eau, ou du thé. On peut même parfois trouver des commerçantes sympathiques à notre cause qui vendent de la vodka, comme des contrebandiers à temps partiel. Les quais sont loin d’être des lieux pittoresques, mais on en profite à fond.

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Un quai typique.

Plus le train s’éloigne de Moscou, plus la température se fait chaleureuse. Les maitres de notre wagon, deux Chinois sympathiques qui ne parlent qu’un peu anglais, nous ouvrent les fenêtres. On passe notre temps à regarder les arbres, les villages, les rivières, les champs défiler en se penchant paresseusement sur les cadres de fenêtres.

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On passe notre temps à se perdre dans un paysage défilant. 

À Omsk, où l’on arrête un petit 15 minutes, je décide de me gâter en m’achetant une pâtisserie farcie à la viande. Loin d’être frais du jour, je profite quand même pleinement de cette gâterie qui fait changement de mes provisions. Le temps passe. 5 heures plus tard, on s’arrête à Barabinsk. Question de pouvoir boire comme du monde, je m’achète une tasse garnie du nom de la ville, une photo épouvantable du quai qui semble avoir été prise la nuit par quelqu’un qui avait complètement oublié qu’il devait s’en occuper, et du texte cyrillique (c’est maintenant ma tasse préférée). Je m’achète aussi deux petites salades et une galette au poisson (juste après que notre chère Irena en goûte et la crache, dégouté).

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Tasse de Barabinsk. Ma préférée.

Une fois sur le train, je partage ma joie avec mes covoyageurs d’avoir finalement trouvé une source de légumes. Ils me font cependant remarquer que mes salades baignent dans de l’eau qui pourrait me faire passer une très mauvaise fin de voyage. Après une longue période d’hésitation, je jette mes deux salades avec un peu de tristesse. Il me restait quand même 3 jours en train et 4 semaines de voyage, pas question de rater ça pour une salade de tomates et cornichons. Mon autre achat alimentaire, la galette au poisson, m’a aussi laissé tombé, quoique ça aurait pu être pas si terrible avec un peu de fromage à la crème… Au moins j’ai ma tasse.

Notre quatrième arrêt de la journée est à Novossibirsk, troisième plus grosse ville de la Russie, pour un 19 minutes strictement chronométré. C’est ici qu’on remarque pour la première fois une des particularités du train transsibérien. Bien qu’il fasse nuit, les horloges du quai indiquent 19 h 20. Le système ferroviaire russe opère toujours à l’heure local de Moscou. Il est 19 h 20 sur le quai, mais à l’extérieur, dans le vrai monde de Novossibirsk, il est 23 h 20. Afin de ne pas trop souffrir de décalage horaire, il est une bonne idée de se coucher et se réveiller selon l’heure. À notre retour au train, j’effectue mon rituel pour préparer mon lit, profitant de chaque mouvement, et je m’endors paisiblement sous ma nouvelle tasse qui balance au rythme du train, rangé sur son crochet.

 

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Day 18 – June 11th, 2012

Today was one of the trip’s most expensive days. We were in Nazca and since I probably would never return, I decided to treat myself to an aerial view of the world-famous Nazca lines. Those are the mysterious line, found in the middle of the desert, that form giant trees and animals which can only be seen from the sky. For $100 USD, I bought a ticket to see these lines for myself. From the sky.

Picture from the plane over the Nazca lines

Another wonderful example of how jaw-dropping the Peruvian landscape can be. This time from the air.

There’s not much I can write about the Nazca lines that hasn’t already been said, but seeing such an ancient and strange sight first hand is truly wonderful. If you can handle being in a small plane that buzzes around like a mosquito, I highly recommend it. Even if it’s a bit expensive, it’s one of those things that I don’t regret just for the sheer fact that it highlights the wonder and ingenuity of humanity.

A wonderful example of the Nazca lines.

Day 19 – June 12th, 2012

When traveling, we often forget that we are still capable of getting hurt. Sure, we buy insurance, just in case, but we never figure we’ll need it. At least, I don’t. Today was a day when I got reminded how real danger can be while traveling. On our way from Nazca to Paracas, I saw an overturned tourist bus on the side of the road. It put me in a melancholic sense of self-reflection. We travel to experience new things, often putting ourselves in situations that we never would in the safety of our homes. In a sense, that’s the whole point of traveling, getting out of our comfort zones, but we can’t forget that even if we don’t live our normal lives on the road, we’re still as vulnerable as if we were at home. Sadly, the overturned bus wasn’t as close as I was going to be to tragedy that day.

Sand buggy in Peru

A few minutes before strapping in and going down a sand dune on a wooden plank.

We stopped at Huacachina for lunch and the option to do some sand buggying and sandboarding. I missed out on the chance to do sand buggying in Abu Dhabi, so I certainly wasn’t going to miss out again (the chance to do some sand boarding was an added bonus!). We set off on our roller-coaster-like sand buggy ride in the desert with some sandboards in the trunk. If you ever have the chance to go on a buggy on sand dunes, do it. It’s so much fun! We first stopped on top of what I thought was a high dune to practice our sandboarding. If you’ve never tried that, take my word that sandboarding is both terrifying and super hard, but also exhilarating. Your feet are strapped in on a wooden board and you slide down a steep sand slope while trying not to fall and eat loads of sand. That being said, it’s lots of fun. After that “starter” hill, we tried a second, higher hill. Many people gave up on trying to go down the hill standing up and simply rode it lying down on the board. Ironically, one girl really ate sand while going on down this way. You know how sand is, it gets everywhere.

The Peruvian desert

Another incredible scene from Peru.

After this second hill, we went to an even higher sand dune for our third and last ride. I managed to more or less ride the dune, but I wouldn’t say I did it expertly. It was more of a manage-not-to-fall-and-control-my-speed success. I’ll take what I can though. Our last rider wasn’t so lucky. About halfway down the hill, the edge of his board caught on the sand and in an instant, he was flung forward, face first, in the sand. Thinking about his whole body slamming on his face still makes me shiver. We rushed over to see if he was ok. His glasses were a meter behind him, bent, and he had a slight cut below his right eye. His knee was hurting too. It could have been much worst though, sand doesn’t really absorb impact, and he had just hurled his body, face first, into it. While we were making sure he felt fine, uneasily joking, and waiting for the sand buggy to arrive (we figured we should call it a day and head back to town after that), we heard the last thing you want to hear after such an accident. “Guys, I can’t see anything.”

Oh no.

An instant later, his face was white and he collapsed. My father had done the same thing in different circumstances a few years ago, and he made it out unscathed, so I had an idea of what happening, but it was still terrifying. We were in the desert with one of our friends unconscious. No matter how calm you are, it’s not a situation in which you ever want to find yourself. To his credit, our guide handled the situation perfectly. After what seemed like an eternity, the buggy arrived. Our friend returned to us and after a few long minutes, we returned to the city. After a bit of rest, he felt better, but it’s very likely (from my untrained opinion) that he suffered a concussion.

Later that night, I dropped my camera and it broke. But I rather drop and break 1 000 cameras than have my friends go through what happened in the desert.

Day 20 – June 13th, 2012

On our last full day of the trip, we made our way to Lima, the capital of Peru. Like every other capital city, Lima is teeming with American chain restaurants and giant supermarkets. We had our final goodbye supper and decided we should go out for drinks together as a group one last time.

Together with my roommate and the Belgian guy, we decided to have a tequila night after supper since nothing else was happening (9pm on a Wednesday night in Latin America, who would have thought otherwise). We found a reasonable bar and took turns at buying rounds after rounds of tequila for 5 soles per shot (around $2). I remember Alex, my roommate, estimating we finished about 3 bottles of tequila, or about 16 shots each. It is one of the few things I remember clearly from that night. It was a big finish to big vacation.

Day 21 – June 14th, 2012

This was it. My last day in Peru. Though it wasn’t really a day as much as a few hours in the morning. My flight left at 7:30, so I had to leave the hotel at around 5am to make it at the airport before 6am. However, because I decided to party quite hard on my last night, I ended up sleeping through my watch alarm and the wake up call. I finally came to around 5:45am. This couldn’t be good. Because sober Simon had the foresight to get everything ready for drunk Simon, I got dressed and ready in record time (like 2 minutes). Luckily, the taxi driver had been waiting for me for the better part of the hour and he was ready to go when I emerged from my room, still drunk. I’m honestly not sure how I managed to get all my stuff together and board the airplane without too much trouble. In fact, when I unpacked, I discovered that the only thing I forgot during my rushed departure was my deodorant. Not bad!

I found my seat on the flight (a nice window seat) and next thing I know I’m waking up 5 hours later, somewhere over Central America. The rest of the return home was, as these things typically are, uneventful. But after three weeks of fun and excitement, some time to relax was exactly what I needed.

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Day 15 – June 8th, 2012

For me, the worst thing about Peru are the “continental breakfasts”. They are basically just crusty bread with a little side of hard butter and jam, and some tea. Sometimes, like in Cusco, you get eggs and ham and puffed cereals too, which are really nice. But generally speaking, it’s not the best way to start your day. Today, I had an even worst “continental breakfast”. I sat down at a table with some friends, where one had just left, and waited for a few minutes to get my portion of bread and tea (and from what I could see one the other people’s plates, egg). The lady never came. When I finally asked her for some food, she ignored me. Eventually, I was able to get one triangular piece of bread out of her with the help of one guy who speaks Spanish, but she refused to give me a slice of cheese (and forget about the egg and juice!). I think she mistook me for this Australian guy with spiky hair and a good 30lbs on me who had just left. Since we are rationed at one slice of cheese at this place, she probably figured I was just a greedy pig who decided to lose 30lbs and a fair bit of hair to get a bit more cheese and bread. I never did end up getting more than one bread. After that disappointing breakfast, we left Arequipa to head to our next hotel an hour from Colca Canyon, where we hopefully will get to see some condors in the morning.

Day 16 – June 9th, 2012

We woke up early to reach Colca Canyon on time to watch some condors in the morning. It was really beautiful. At first, we were skeptical that there actually were any condors, but all at once, 6 condors emerged from the canyon and started majestically gliding around! Some must have soared some 10 or 15 meters from us. It was really exciting. Colca Canyon is apparently twice as deep as the Grand Canyon. Again, I’m constantly surprised by how rugged the Peruvian landscape is. If I was a Spaniard back in the conquering days and I came across this insane canyon, I would have probably would have let whoever lived on the other side of that deep rift keep practicing their heretic traditions. It apparently takes like 4 days to get from one side to another. No way would I have the motivation to that. There weren’t even paths back then! Geez.

A condor and a sunrise

Condors soared above us as a new day began.

Day 17- June 10th, 2012

Today is more of a transportation/waste some time day. We left Colca Canyon at around 10am and returned to Arequipa by 1:30pm. We have another night bus leaving at 9pm, so we’re all just trying to waste time until that departure. We’re also trying to mentally prepare from what has been universally hailed as the worst night’s sleep ever part 2. At least the bus ride back to Arequipa had some pretty rad 80s music playing. Yes, I am getting lousy with the details of this trip, but honestly, it feels like these days we just do a lot of transportation to see a notable sight for a few hours. I guess it’s good in that we’re being quite thorough with our Peru sightseeing. Also, I can’t wait to get home and have a hot shower. It’s been like 3 mornings in a row that we don’t have any. Reminds me of my first few weeks in Montreal when the hot water didn’t work, only without a bucket to pour boiling water from a kettle.

Terraced landscape in Peru

The road may be long, but the view is always beautiful.

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Day 12 – June 5th, 2012

Our first night back after Machu Pichu turned out to be a big party night (Day 11). Day 12 was pretty much a write-off. It got so nuts that one of the guys woke up at 3:30pm and thought the reason why no one was in the dinning room was because it was around 6am and therefore before breakfast. That same guy fell from the bar (one which he was standing) and hurt his knee. He woke up with no memory of the night worried he had gotten into a fight. I didn’t have as big a night as he did, but I still didn’t feel top shape until I relaxed in my room for some tv and a long 3 hour nap.  Though I did watch part of a show called Dr. TV (think Spanish Dr. Oz) where, from what I understood, the doctor was warning the audience of the dangers of alcohol consumption. The irony didn’t escape me.

Day 13 – June 6th, 2012

This was our last day in Cusco. My roommate and I decided to try some of the area’s famous white water rafting. If ever you’re in Cusco, you really need to try the rafting. It’s so much fun! The river started about 2 hours out of Cusco and ran for about 13 km. We were four in our raft (my roommate, some Swedish guy, our guide, and me) and the whole thing was amazing. The third guy in our team, the Swedish guy, told us a few stories from his 6 month exchange to Peru. One of those stories, where a friend of his took a 10 hour night bus bus from Cusco to Arequipa and 4 dudes with machetes came and ransacked the place made us a bit uneasy because we were taking that same night bus that very evening. No jokes.

Day 14 – June 7th, 2012

The 10 hour night bus wasn’t as bad as I expected. There were no machete wielding thugs, so that was good. Plus I was able to sleep! My day in Arequipa consisted mostly of wandering around and eating. It’s a pretty nice place, but it’s much warmer and more spread out that Cusco. Actually, it’s quite beautiful. The city is surrounded but mountain. From the top of the hotel, on the rooftop balcony, you have a terrific view of a few snow-capped mountains. For breakfast, we ate at some restaurant at the market where I had a very filling soup called adobo (basically meat with some thick broth and onion), for lunch I had a bunch of fresh fruits and a fruit juice because I was still full from the adobo, and for supper I had a local specialty, guinea pig! I’m glad I tried guinea pig, but I won’t be having it again anytime soon. It’s a very fatty meat and the meat is, as you’d expect for something the size of a rat, very sparse. Oh! I also experienced an earthquake today! When I first felt it, I thought I was sitting over a metro or something, then I remembered there is no metro system here and I noticed that people were rushing out of their buildings. It was a neat experience, though I’m glad I was outside for it.

A mountain from the top of our hotel in Arequipa

A mountain from the top of our hotel in Arequipa. Beautiful scenery like this abounds in Peru.

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