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Posts Tagged ‘visa’

Les rayons de Soleil venant de ma cochambreuse qui a dégagé le rideau de la fenêtre me réveillent. J’ai mal dormi et je suis un peu marabout, mais je m’en remets rapidement, car après trois jours de paysage relativement familier, on entre finalement dans des terrains inconnus. Première étape, le lac Baïkal, plus grande réserve d’eau douce sur Terre, qu’on longe pour la majorité du matin. Puis, tout d’un coup, le paysage nous offre un deuxième spectacle. Les monts Saïans, ces massifs encore enneigés partagés avec la Mongolie, se révèlent! À gauche, le lac Baïkal, à droite, les monts Saïans. Quel spectacle! Avec les fenêtres ouvertes, on essaie de profiter de ce paysage, et de l’air frais du lac et des montages, en allant d’un bord du train à l’autre. Le paysage est ponctué par des maisons délabrées et des usines abandonnées. La Russie nous rappelle constamment de son passé soviétique.

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Un nouveau couple s’est infiltré parmi nos rangs durant la nuit. Leur présence me rend presque mal à l’aise. On dirait des étrangers venu interrompre notre petit monde idylle. La présence d’un monde extérieur commence de plus en plus à se faire sentir. Une tristesse s’empare de mes pensés. Aujourd’hui est la dernière journée du voyage en train pour mes amis le couple suédois. Avant de trop me perdre dans ma tristesse, je me recentre et me concentre sur le fait d’avoir eu la chance à partager ces moments avec eux.

On arrive à Ulan Ude, notre dernière ville russe avant la Mongolie. On nous donne 30 minutes pour trouver des provisions. Le prochain arrêt sera à la frontière russo-mongolienne où nous n’aurons plus accès au wagon restaurant (notre chère Irena nous quitte), ni à des vendeurs sur le quai. Nous essayons de trouver de la nourriture, mais on se sent très mal à l’aise de quitter le train de vue trop longtemps. Comme un enfant de sa mère, notre cordon ombilical est aussi long que notre capacité de voir le train. Ça fait étrange de pouvoir exister si loin de notre petit monde.

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Trop loin du train pour notre comfort.

L’entrée en Mongolie me stresse. Depuis mon aventure en Angleterre, je suis paranoïaque quand ça vient aux visas de voyage. Avant mon départ, j’ai vérifié puis revérifié que je n’avais pas besoin de visa pour entrer en Mongolie. À quelques heures de la frontière, je commence à me douter. J’ai fait un recensement des autres et je me rends compte qu’à part des deux autres Canadiens, tous mes compagnons de voyage ont un visa mongolien. Je ressens mon estomac crisper et je me croise les doigts. Quand on reçoit le formulaire d’immigration mongolien, il y a une case pour le numéro de visa que je laisse vide. Mon anxiété est maintenant dans la stratosphère. C’est intéressant de noter que ce moment d’anxiété est mon premier gros stress depuis le départ du train, il y a presque une semaine.

Une fois à la frontière russe, on se fait contrôler plusieurs fois. On blague pour passer le temps entre les visites des douaniers. Il y a une tension décontractée. On se visite entre cabines. On attend quelque chose, mais on ne sait pas quoi. Tout se passe bien et le train roule vers la frontière mongolienne.

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Flânage aux douanes.

Pour faire passer le temps (et pour calmer mes nerfs) à la frontière mongolienne, on joue un jeu de cartes et on boit. En fin de compte, tout était correct. Les Canadiens n’ont pas besoin de visa pour entrer en Mongolie. Je le savais, j’étais bien préparé. Mais je me disais qu’on ne sait jamais. Les choses peuvent changer. Cependant, tout ne s’était pas si bien passé pour deux nouvelles passagères Hongkongaises. Lors de leur contrôle douanier, on leur a demandé un pot-de-vin de 10 euros! Je ne l’aurais jamais cru si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux! Ils n’ont pas eu à payer, grâce à l’intervention de deux grands hommes blancs (un peu saoul) qui demeureront anonymes afin de ne pas vanter cet acte de bravoure (d’être venu piquer leur nez dans quelque chose qui ne les mêlait pas).

Après cette aventure, on est finalement en Mongolie! Le voyage est presque terminé. Pour ceux qui débarquent à Ulan Bator (capitale mongole), l’aventure en train se termine demain matin. Il est tard, on est fatigué, mais personne ne veut se dire au revoir.

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I finally got my E-2 work visa yesterday (Friday) around noon. Since my contract starts on Monday, I went ahead and booked a flight for Korea leaving on Saturday (getting me there on Sunday at 4pm). This way I don’t have to miss the first day of my contract. Obviously, my Friday afternoon was packed with preparation and stuff. Turns out my life fits in two bags and a backpack weighing little over 110lbs.

My ittenerary is as follows: Charlottetown – Toronto – Vancouver – Seoul. The whole thing taking around 21 hours. My flight from Charlottetown had chef and tv personality Michael Smith on it. Pretty cool stuff, but I feel bad because I have him the stink eye when I got in. I like the guy, I was just super tired.

Anyway, I’m sitting here at Vancouver International, which turns out is a really hip airport, awaiting my 11 hour flight to Korea and I’m starting to wonder why I’m doing this. I feel like a kid who got on a crazy intense rollercoaster. The bar is locked and the car’s started going up the steep slope. He knows it’ll be fun, but anticipation and the unknown is frightening.

Hopefully I won’t lose any loose change in the loops.

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As I mentioned a post back, I got a drive to Lennoxville for a couple days from my buddy Jer. We left on Sunday and got there after a long 10 hour drive. We spent the night on Reid street partying it up and I had a great night with my friends. However, instead of staying in Lennoxville until Wednesday, I decided to hit up Toronto to visit two of my old roommates. The decision was made on Sunday after a few beers. Typically, decision like that end up in disaster, but I got lucky this time. Jer (my buddy going to Ottawa) dropped me off in Montreal so I could take the train to Toronto. After a great couple days with Sam and Ryan, I had to head back off to Montreal to visit the Korean Consulate and “do work” on my work visa. And “do work” I did. I showed up at their office and this is what happened:

Simon: Yo. I gotsta be working in K-Land teaching your shorties the street language of my hood. (Hello, I’m here to check up on my E-2 work visa application.)

Lady: Your height and stature frighten/intimidate/seduce me. I will immediately go get my supervisor so he can interview you immediately. (Yes, one moment. I’ll check if someone is available to interview you. Please have a seat.)

Simon: Pfff… yeah. You do that. (Thank you very much)

Anyway, turns out they had my visa application form, and the only thing missing was an interview. I got lucky and the gentleman responsible for interviews was available that afternoon. I got that done and my work visa was going to be processed and it should be on its way this Friday. Hopefully I’ll get it Monday, book a flight for Tuesday and be in Korea on Thursday.

Now for my journey back to the Maritimes. Turns out Jer didn’t come back down [to the Maritimes] because he had unexpected school functions and such to attend, so I ended up flighing back. The trip turned out to be a fair bit more expensive than I had expected, but seeing my friends and having a great time with them more than made up for it.

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